OS n°5

OS n°5






SUPPRESSION TEMPORAIRE





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# Posté le samedi 14 juin 2008 09:42

Modifié le samedi 13 décembre 2008 14:42

OS n°6

OS n°6






SUPPRESSION TEMPORAIRE





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# Posté le samedi 14 juin 2008 10:12

Modifié le samedi 13 décembre 2008 14:43

OS n°7

OS n°7
Date d'écriture: 14 mai 2008.
Titre: Zimmer 37.
Note : Ma préférée *-*







Un week-end de trois jours, il n'en a pas fallut plus à mes parents pour organiser un week-end « familial ». Direction une petite région à l'Est de Berlin, soit quatre heures de route –'
Au programme : visite d'un musée d'art contemporain ainsi que la ville elle-même qui, selon mon père, est un véritable « site historique ».
L'histoire c'est intéressant -important- ouais, mais à petite dose.
Autant dire que j'aurais préféré rester ici, sortir voir des potes ou glander devant mon PC...

-Bill dépêche-toi !
-J'arrive !


Je glisse un dernier jean dans ma valise, balaye ma chambre du regard, vérifiant que je n'oublie rien et boucle ma valise. Je ferme la porte derrière moi et rejoint ma petite famille près de la voiture.



♦♦♦♦♦♦




Nom de Dieu, j'ai un putain de mal de cul ! >.<
Quatre heures et vingt trois minutes que je suis enfermé à l'arrière de la bagnole, le paysage changeant défilant sous mes yeux. Vingt trois minutes supplémentaires au temps prévu, ma mère a jugé bon de passer par la route touristique –'
Tom a dormi la moitié du voyage, j'aurais bien aimé faire pareil seulement il me faut certaines conditions... Je ne vois aucun oreiller douillet à l'horizon, encore moins de grosse couette moelleuse. é.è Mon lit me manque !

-Bill tu attends le déluge ?!

Ouais c'est ça, manquerait plus qu'il pleuve maintenant ! >.<
Je sors rapidement de la voiture et aide au déchargement des bagages. Je manque de me péter un ongle avec la poignée de ma valise, ce qui ne fait qu'animer un peu plus ma colère.
Allez Bill, ça va vite passer, zen v.v
Je jette un coup d'½il au décor, visiblement nous sommes sur le parking d'un hôtel. Je n'avais même pas vu que ma mère s'était absentée, elle revient un sourire collé aux lèvres et secouant d'une main ce qui ressemble à une clés.
Attendez....UNE clé ? Ce qui signifie UNE chambre ?
Moi + mes parents + mon frère dans la même chambre ?
Alors là non. Et mon espace vital, quelqu'un y pense ?

-Les garçons, allez chercher votre clés à la réception.

=) J'me disais aussi !
Je jette un ½il à mon frère, portable en main, il sourit niaisement.

-Tom ?!
-Euh, vas-y s'te plaît. Je suis occupé là.


=_=' Tant pis. Je cherche du regard la réception, ceci fait, je rentre dans le petit bâtiment.



Derrière le comptoir, une jeune femme est assise, des petites lunettes carrées sur le bout de son nez. De longs cheveux blonds ondulés tombent sur ses frêles épaules.
Hm, plutôt mignonne.
Je m'accoude sur le bois et toussote pour qu'elle remarque ma présence. Elle relève son regard et me sourit.
Trop vieille pour moi >.<'

-Monsieur ?
-Kaulitz.
-Ah.
-Il y a un problème ?
-C'est-à-dire que l'on vous a attribué la chambre 37... Aucune autre n'était disponible.
-Je suis pas sûr de bien comprendre.
-Vous n'êtes pas au courant ? Les gens refusent souvent cette chambre. Il y a des rumeurs qui courent ; plusieurs clients se sont plaints, d'autres sont partis en pleine nuit.


C'est quoi cette connerie ?
Ben on va pas dormir dehors alors on fera avec.
D'un geste timide elle avance la clés sur le comptoir, je la saisit et la glisse dans ma poche.
Elle l'a dit ce ne sont que de simples « rumeurs »...
Elle m'adresse un dernier sourire et je quitte la réception.


-Allez déposer vos affaires dans vos chambres et on se retrouve devant la voiture.

Tom et moi acquiesçons et je prends les devants, faisant rouler ma valise derrière moi.
Quelques minutes plus tard, la voix de mon frère me parvient aux oreilles.

-C'est quel numéro ?
-37.




♦♦♦♦♦♦




Je suis mort >.<
J'ai jamais autant marché de toute ma vie !
Même le repas était fatigant –'
Je suis plus qu'heureux de retrouver ma chambre pour un gros dodo bien mérité.
Heureusement pour moi, il y a deux lits séparés, deux petits lits certes mais c'est quand même mieux ainsi. Pas que ça me dérange de dormir avec Tom, loin de là, mais voilà j'ai 18 ans.


Les gens s'imaginent toujours des tas de trucs sur les jumeaux...
Tom et moi on est pas si proche que ça, enfin je veux dire comme deux frères, tout ce qu'il y a de plus normal. Il a son monde, j'ai le mien. Il a ses amis, j'ai les miens. Il a ses passions, j'ai les miennes. N'allait pas croire que je ressens toute sa douleur quand il se blesse ou autre, effectivement je sais quand il souffre et qu'il va mal mais ça s'arrête là. On est là l'un pour l'autre mais montrer ses sentiments n'est vraiment pas notre spécialité !
La dernière fois que je l'ai pris dans mes bras...ben c'était pour Noël. Courte étreinte, histoire de le remercier pour le cadeau. Ils nous arrivent aussi de déconner ensemble ; à la sortie du lycée, on se retrouve dans le bus et on se raconte nos journées respectives, se moquant des maladresses des uns et partageant nos impressions sur telle ou telle fille.
Je sais que Tom m'a confié des choses que je suis le seul à savoir, de même que je partage avec lui certaines choses personnelles, très personnelles.
Je lui voue une confiance sans limites. C'est mon frère, mon jumeau et je tiens évidement beaucoup à lui.
Ça me semble tellement évident, pourquoi devoir l'exprimer ?


-Tu comptes dormir sur le palier ?

Je reprends contact avec la réalité, Tom est appuyé à côté de la porte, son regard interrogateur posé sur moi. Je sors la clés de ma poche et l'insère dans la petite serrure. Le petit morceau de ferraille émet une résistance pour terminer son entrée dans l'étroite serrure. Tom se moque de moi alors que je force pour faire un tour complet.
J'aimerais bien le voir moi ! C'est la deuxième fois qu'elle me fait ce coup là. Salope de clés ! è.é
La porte s'ouvre enfin dans un grincement désagréable. Tom presse l'interrupteur, la lumière tressaute quelques secondes avant de se stabiliser pour de bon.
Je reste pantois, ça fait combien de temps que cette chambre est fermée ?
Quand on est venu poser les bagages ce matin il faisait jour, là ça semble complètement différent...
Mes yeux s'arrêtent sur ma valise que j'avais déposé sur mon lit et qui est désormais ouverte, posée à même le sol.
Alors sois je perds la boule, soit les femmes de ménage sont venues farfouillées dans mes affaires ?! è.é
Tom déplace son sac, le posant à terre et se jette sur son lit. Son expression passe alors du soulagement à l'horreur.

-Putain !

Il se relève à la vitesse de l'éclair et passe une main dans son dos.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Un cactus ? xD
-C'est ça rigole ! Les draps sont trempés !
-Quoi ?! O.O


Je m'approche et tâte le lit du bout des doigts.
Ah oui, c'est m'humide. C'est con pour lui. Je rigole et m'assois sur mon lit, juste derrière moi mais une désagréable sensation se fait ressentir dans mon fessier. Je me relève aussitôt et passe une main sur la fine couverture.
Mouillée.
Super ! Pas le temps de réfléchir, savoir le pourquoi du comment, trop fatigués z_z
Par chance, il y a des parures de draps ainsi que des couvertures supplémentaires dans l'armoire. On refait vite fait nos couches et nous dirigeons, trousse à toilette en main, dans la petite salle de bain.


Je me démaquille pendant que Tom rattache ses dreads. Je me demande comment il peut vivre avec ça sur la tête ?! Oô

-ça te tient pas chaud ?
-De quoi ?
-Tes n½uds.
-Non mais t'as vu ta touffe ?!


Ben quoi ? J'suis beau =)
En parfaite coordination avec mon frère, je m'empare de ma brosse à dents.


Ma dentition parfaitement propre, je rince ma brosse à dents et, d'un geste élégant passe mon doigt sur les poils de la brosse envoyant des multitudes de petites gouttelettes d'eau sur le visage de mon jumeau. Mwahaha !
Bien sûr j'ai le droit au retour, sauf que Mr-mon-frère a volontairement omis de rincer sa brosse à dents. Porc ! >.<'
Voyant que le truc est en train de dégénérer en méga bataille d'eau, on se calme un peu et rejoignons la chambre.

On se met tous les deux en boxer et glissons dans nos lits respectifs.
La vache, c'est petit comme lit ça !
Je tends la main et choppe la télécommande sur la table de nuit commune ; lorsque je presse le bouton de la chaîne musicale, la télé s'allume sur une page blanche puis un bruit sourd se fait entendre et elle s'éteint brusquement. Je tente de la rallumer mais en vain.

-Super ! Bon ben bonne nuit frangin.
-Bonne nuit.


Je m'allonge correctement dans le lit et Tom éteint la lumière.


Un silence pesant s'installe dans la pièce, je me remets à penser à ces rumeurs...
Ok, il se passe deux trois trucs bizarres mais rien de bien flippant, juste...des coïncidences.
J'entends le souffle régulier de mon frère, ce qui me prouve qu'il s'est endormi. Faut dire aussi qu'on a eu une journée épuisante.
Je m'apprête à rejoindre les bras de Morphée quand je sens un faible souffle sur ma joue, j'ouvre les yeux brusquement. Je ne vois que le noir, en revanche un cri perçant me parvient aux oreilles.
Un cri de détresse lointain puis de plus en plus proche.
Mon sang ne fait qu'un tour, j'hurle et saute sur le lit de Tom, atterrissant sur un truc dur Oô.
Mon frère crie à son tour et se retourne violement.

-Putain t'es fada, tu m'as niqué la jambe !

Ah le fameux truc dur --'
Je reste là, assis à califourchon sur son bassin.

-T'as entendu ?
-Je dormais avant que tu me sautes dessus !
-Allume s'te plaît.


Je sens qu'il s'étire, sûrement pour atteindre l'interrupteur situé au-dessus de sa tête de lit.
L'ampoule éclaire la pièce quelques secondes avant de s'éteindre dans un grésillement.

-Merde elle a grillé, on verra ça demain. Bouges !

Il remue légèrement son corps, ma faisant dangereusement tanguer. J'ai aucune envie de rejoindre mon pieu, surtout après ce que je viens d'entendre. Je jette un regard circulaire à la pièce. Rien. Tout est calme.
J'avale ma salive bruyamment et me relève, me mettant debout entre les deux lits.
Mes mouvements sont comme au ralentis, j'entends Tom se retourner...


Alors que je m'apprêtais à me glisser sous mes draps quelque chose me frôle les jambes puis une pression se fait sentir autour de ma cheville.
J'hurle encore une fois comme un malade et me jette sur mon lit, je prends mon oreiller et cache mon visage dedans.

-Putain Bill qu'est ce que tu branles ?!

Je ne prends même pas la peine de lui répondre et tente de calmer les battements de mon c½ur. Je me concentre sur autre chose et me dis que je suis, tout simplement, en train d'halluciner, la fatigue rien de plus.
Je prends une forte inspiration et replace l'oreiller sous ma tête.
Mes yeux se ferment, surtout par peur de ce que je pourrais voir...
Mais à nouveau je sursaute en sentant quelque chose -pour ne pas dire une main- se poser sur mon bras. Un murmure me parvient aux oreilles, je ne comprends pas très bien mais à force de répétition je cible un mot. Un ordre. « Partez ».
La pression se resserre autour de mon bras, je vais devenir fou.
J'ai peur, vraiment peur.
Inconsciemment des larmes glissent sur mes joues, je me sens prisonnier.


Je n'aime pas être faible, je n'aime pas dépendre des autres mais surtout et avant tout, je n'aime pas que la réalité m'échappe.
Je murmure le prénom de mon frère. Une fois, deux fois, trois fois.
Le cri strident de tout à l'heure résonne à nouveau, Tom sursaute, je le sais, je l'entends.
Mes pleurs doivent maintenant l'inquiéter. J'entends qu'il cherche quelque chose sur la table de nuit puis une lumière m'aveugle.
Celle de son portable.
Je mets quelques minutes à m'habituer à la lumière. J'ai chaud, je suis en sueur, je tremble...
J'ai peur.
La pression sur mon bras a disparu, les cris aussi. Je vois le visage de Tom, inquiet. Sa main s'approche de mon visage, il caresse ma joue. Il essaie de me rassurer mais je vois bien qu'il est effrayé.

-C'est quoi ce bordel ?

Mes pleurs ont cessé, je m'assois dans le lit. Tom tend son bras et balaye la pièce avec le faisceau lumineux émis par son mobile. Rien. Tout est normal.
Il se penche et regarde sous les lits alors que j'encercle mes jambes avec mes bras.

-Viens dormir avec moi.
-Je veux pas dormir.


Hors de question que je ferme à nouveau les yeux. Je voudrais tellement que le jour se lève et qu'on se casse d'ici. Le silence s'installe, oh non ! Tout sauf le silence é.è

-Parle-moi Tom.
-Ecoute, viens dans mon lit, on parlera si tu veux.


Après une seconde d'hésitation, je me lève et enjambe le vide, ne voulant en aucun cas poser un pied à terre. Je m'assois en tailleur, dos contre le mur. Il se met face à moi, dans la même position. Un frisson me traverse le corps, il retire la couverture de mon lit et me la tend, je la place au tour de mes épaules alors qu'il fait de même avec la sienne. Il dépose son portable au milieu de nos deux corps. J'ancre mon regard dans le sien, ses yeux brillent dus à l'obscurité...ou à la peur.

-Tu vas pas dormir hein ?
-Non. Je vais pas te laisser et puis...
-Et puis ?
-J'ai peur.


Je souris. Tom, avouer ses faiblesses ? Jamais -ou presque- Pour ça on est bien frères !

J'ai envie de le serrer dans mes bras. Je débloque ?
Je m'approche un peu et passe mes bras derrière sa nuque, faisant chuter la couverture de mes épaules. Ses mains se posent dans mon dos et son visage se niche dans mon cou. Je l'imite et hume l'odeur de sa peau. Mon grand frère.
Ses mains font des allers retours incessants dans mon dos et bientôt son portable s'éteint.
Je suis parcouru d'un frisson alors qu'un nouveau cri prend place dans la pièce. Je resserre automatiquement mon étreinte et tente de retenir mes larmes. Je suis à bout.
Une main de Tom s'échappe de mon dos et glisse entre nos deux corps, sûrement pour aller récupérer son portable. Ceci fait il le rallume et, en me tenant toujours serré contre lui, démarre son lecteur. Il s'est enregistré en train de jouer de la guitare, la mélodie s'envole dans l'air faisant redescendre un peu la pression. Je soupire et le libère un peu, je retrouve son visage ; il me sourit, je souris en retour.
Sa bouche s'ouvre puis se referme, il semble hésiter mais finalement il me demande :

-A ton avis c'est quoi ?

Si je savais ! Il faudrait peut être que je lui parle de ces rumeurs.

-La réceptionniste m'a parlé de rumeurs, des clients auraient fuit cette chambre, d'autres la refuse...

Tu m'étonnes --'

-Il faut qu'on s'occupe pour ne pas s'endormir. T'as pas un jeu de carte ou n'importe quoi ?!
-J'ai une tête à avoir un jeu de cartes ?!


Il rigole, son rire me fait un bien fou.

-On à qu'à juste parler.
-De quoi ?
-Tu envoyais un texto à qui ce matin ?
-Eh ! Ça te regarde ?!
-Allez !
-Nina.
-La blonde ? Elle te plaît ?
-Non. Je n'ai fait que répondre à son message.
-Tu as quelqu'un en vue ?
-Non pas vraiment et toi ?
-Non plus.


Blanc. Je baisse la tête alors qu'un deuxième morceau de musique débute.

-Tu te souviens de Polo ?
-Le poisson rouge ?! Ah ouais !
-Pauvre bête, on lui en a fait voir.
-Dommage qu'il n'est pas survécu à l'épreuve des toilettes.


On rit comme des cons, pauvre Polo, paix à son âme U.U
L'atmosphère se détend, les morceaux de guitare tournent en boucle, je me surprends même à fredonner sur certains.
Je croise à nouveau le regard de Tom, il brille.
Sans que je ne vois rien venir il s'approche de moi et plaque violemment ses lèvres sur les miennes. O.O
Surpris, je le repousse.

-Qu'est ce que tu fais ?
-Désolé.
-Recommence pas.


Manquerait plus qu'il devienne fou. Il semble apeuré, il regrette ça se voit...
Je me sens coupable de l'avoir repoussé aussi brutalement, je l'ai peut être vexé.

-Excuse.

Je pose ma main sur son avant bras et marque quelques caresses à l'aide de mon pouce.

-Non c'est moi je...

Sa phrase est coupée par le bip batterie du téléphone. C'est pas vrai ?! On se retrouve en moins de deux dans le noir complet. Et moi qui ai oublié mon portable dans la voiture --'
Le sort s'acharne.
Sa main se pose sur la mienne, toujours sur son bras.

-Bill.
-Je sais, moi aussi.


J'ai peur.
J'ai besoin d'un contact.
De mon grand frère.
Sans vraiment contrôler mes gestes, je m'approche et scelle mes lèvres aux siennes. Il ne semble pas surpris, sa main passe dans ma nuque. Je glisse ma langue sur sa lèvre inférieure, demandant l'accès à plus, plus d'attention. Il accepte et sa langue vient taquiner la mienne.
Mes sens sont en éveil, un frisson me parcourt l'échine alors que notre baiser se fait plus sensuel. Je gémis, nos bouches se séparent à contre c½ur, ses mains glissent sur mon torse et marquent plusieurs caresses.
J'ai envie.
Je sais pas.
Je sais plus.
Je me jette sur lui et le renverse en arrière, collant mon corps au sien. Mes lèvres écrasent les siennes alors qu'il soupire de bien être. Je caresse ses flancs, ses bras, son cou, réveillant son épiderme au passage de mes doigts Une de ses mains longe ma colonne vertébrale et arrive à l'élastique de mon boxer ; ses doigts, d'abord hésitants, se glissent à l'intérieur et frôlent la peau de mes fesses. Mon dieu *-*
Ma bouche rejoint son cou que je lèche avidement.
La respiration haletante, il peine à me demander :

-Bill qu'est ce qu'on est en train de faire ?

Je relève mon visage jusqu'à sentir son souffle contre ma peau.
J'hésite.

-J'en ai envie.

Je sens que ses yeux ne me lâchent pas -pourtant il ne me voit pas- je suis presque troublé. J'attrape sa main, toujours dans mon boxer et la retire, la déposant sur le lit, près de son corps.
Je ne veux pas le forcer.

Le silence fait son grand retour, je prie intérieurement pour qu'aucun signe étrange réapparaisse et, au lieu de ça, la main de Tom fait pression derrière ma tête, rapprochant mon visage du sien. Nos bouches se rencontrent pour un nouvel échange.
C'est bon.
Cette fois ci c'est ses deux mains qui massent activement mon fessier ; je gémis bruyamment d'autant que je bande depuis un moment déjà... Mais je ne suis pas le seul ! Cette idée me fait sourire dans notre baiser.


Je ne sais par quelle opération, je me retrouve entièrement nu, entièrement dévoué à mon frère.
Mon frère ? J'embrasse mon frère, et plus si affinités. Est-ce qu'il s'en rend compte lui ?
Tant pis. De toute façon, à cet instant précis, rien ne peux nous arrêter. Ni lui, ni moi.


Mes mains font des allers retours incessants sur ses bras, sa peau est douce. Je me retrouve comme enfermé dans une bulle, une bulle où seul lui et moi avons accès.
Son odeur m'enivre, j'ai envie d'aller plus loin.
J'attrape l'élastique de son boxer et le fait descendre lentement, soulevant mon corps au moment voulu. Je décolle mes lèvres des siennes et me baisse pour finir de lui ôter son vêtement, resté bloqué au niveau de ses genoux. Je l'envoie valser à l'autre bout de la pièce et, alors que j'allais me rallonger sur son corps nu, une idée me traverse l'esprit.
Je m'assois sur ses cuisses et pose mes mains sur ses hanches, je griffe légèrement sa peau et déplace une de mes mains sur son sexe.
O.O Ah ouais quand même !
Ne nous attardons pas sur ce -gros- détail, mes longs doigts parcourent sa virilité et s'arrêtent sur ces bourses que je masse avec avidité. Je suis en train de perdre pied, Tom gémit de plus en plus fort, gémissements qui n'arrangent rien à ma situation...
Alors comme ça donner du plaisir est aussi bon que d'en recevoir ? Je note.

Une pulsion, je me penche en avant et ma langue vient taquiner le bout de son sexe, je m'amuse à faire rouler mon piercing sur la chair tendue de son muscle puis je l'englobe enfin.
Je pense que pour une première fellation je me débrouille pas trop mal U.U Je fais monter et descendre ma bouche dans des mouvements réguliers puis, à la demande de mon frère, j'accélère la cadence.
Les yeux clos, je me contente d'écouter la respiration saccadée de mon double, parfois coupée par de longs gémissements. Je crois que je fais bien mon travail...
Soudain ses deux mains agrippent mes cheveux et il essaie de me repousser. Mais... ?
Il me faut une seconde avant de comprendre qu'il va tout simplement jouir, et alors ?
Autant aller jusqu'au bout, j'ancre mes ongles dans la peau de ses hanches et marque une dernière caresse buccale sur son sexe. Il se cambre brusquement et pousse un cri rauque à m'en faire perdre la tête...
Je reprends difficilement mon souffle et m'assois à califourchon sur son bassin, trois secondes après je me retrouve à nouveau collé à lui.
Ma bouche sur la sienne, ses mains dans mes cheveux. Il commence à remuer son bassin, quoi, encore ?
Je l'embrasse doucement puis plus sauvagement. Il a un don pour m'exciter...
Je remue à mon tour, frottant mon bassin au sien, faisant s'entrechoquer nos virilités.
Han putain ! Mes mains prennent appui sur le lit et je me frotte sensuellement à son corps humide, de haut en bas. Je soupire à chaque mouvement, à chaque contact.
Mes sens affluent.

L'odorat. Lui, sa peau, le parfum sucré de ses dreads.
L'ouïe. Ses gémissement incessants, son souffle, sa voix grave qui m'encourage à continuer.
Le toucher. Son corps, sa peau douce, son épiderme en éveil, ses muscles tendus.
Le goût. Lui, tout son corps, sa peau laiteuse et ses lèvres aphrodisiaques.
La vue. Je le devine, ses yeux clos, sa tête renversée en arrière et sa bouche entrouverte.

Je sens le plaisir monter en moi, chaque frottement de plus me hisse au septième ciel. Je me laisse aller sur son corps, relâchant la pression de mes bras et laisse vagabonder mes mains sur son corps en sueur. Je le redécouvre, encore et encore. Elles s'arrêtent à hauteur de sa tête, je glisse mes doigts entre ses dreads puis descends le long de son visage, sur ses paupières closes, le long de son nez, ses joues pour finir sur sa lèvre supérieure. Je fais le contour de sa bouche et rentre enfin un doigt à l'intérieur. Il referme aussitôt sa bouche et suce mon doigt comme un bonbon, je n'aurais jamais cru que cela aurait pu être aussi excitant...

Je sens ses genoux remonter le long de mon corps, plus de contact. Je reprends mes mouvements, mon doigt toujours prisonnier dans sa cavité buccale.
Je commence à peiner, je vais jouir d'une minute à l'autre.
Ma respiration se bloque, mon c½ur s'envole et tous mes muscles se contractent.
Je ne peux retenir un cri aigu, des milliers de frissons traversent mon corps et un liquide chaud se répand entre nos deux corps.
Waouh.
Mon corps s'affaisse sur le sien, et mes yeux se ferment à nouveau, ma tête reposant sur son torse qui se soulève au gré de sa respiration.
Je sombre, lui aussi.



Non.
Un cri me réveille en sursaut, c'est Tom.
Je me redresse et évalue difficilement la situation. Je suis nu, sur Tom.
Tout me revient en mémoire, tout, même ce qu'il s'est passé avant...
Mon frère me secoue le bras énergiquement, je remonte une main au niveau de son visage et caresse sa joue, remonte sur son front. Il est en sueur.

-Bill !
-Je suis là, qu'est-ce qu'il y a ?
-C'est affreux, j'ai senti un truc.
-Quel genre de truc ?
-Comme si on me piquait le corps avec des aiguilles.


O.O
Restons zen.
Ne pas paniquer, ne pas paniquer, ne pas paniquer...
Ahhhhhh !
J'en ai plus que marre là, je ne resterai pas une seconde de plus dans cette chambre de malheur ! Je me redresse un peu et tire le bras de Tom.

-Qu'est ce que tu fais ?
-On se casse.
-Quoi ? Mais pour aller où ?
-Je veux pas rester ici plus longtemps. Ce sera quoi la prochaine fois ? On va se prendre la télé sur la tête ?!


Il ne répond pas, il se lève et j'entends qu'il vagabonde dans la chambre, sûrement à la recherche de nos vêtements. Mon boxer m'atterrit sur les genoux, je l'enfile et me dirige à tâtons vers ma valise pour prendre un sweet et un jean. J'ai les boules mais je me dépêche, j'enfile mes baskets et me retourne dans le noir.

-Tom ?
-Je suis prêt, viens vers la porte, t'as la clés ?


Merde, la clef. Je glisse une main dans ma poche, ouf la voilà !
Je le rejoins près de la porte et rentre la clés dans la serrure, bizarrement elle n'émet aucune résistance ce coup si ! J'ouvre la porte à la volée et sort, suivi de près par Tom qui claque la porte derrière lui. Enfin, de la lumière. Les lampadaires éclairent le parking.
Bon ben on fait quoi maintenant ? Je me tourne vers Tom qui avance près de notre voiture, tenant les deux couvertures de la chambre sous son bras. Evidement la bagnole est fermée, il s'assoit sur le sol, callant son dos contre la roue. Je le rejoins, dubitatif et m'assois à ses côtés.

-Tu sais pour ce qu'il s'est passé...
-On en parle plus tard ok ?


Il acquiesce et me tend une couverture, je m'enroule dedans et hésite avant de poser ma tête sur son épaule. Epuisé, je m'endors.




♦♦♦♦♦♦





Les parents étaient plus que surpris de nous retrouver là...
On a porté plainte contre l'hôtel. Une plainte de trop, le juge a ordonné la destruction de la chambre. Ils n'ont pas cherché à comprendre ce qu'il se passait vraiment.
La chambre devait juste disparaître, emportant avec elle ses secrets.
Certains ont évoqué la possibilité que tout cela ne fut qu'une mauvaise blague.
Mouais. Je suis pas convaincu.
J'ai fait quelques recherches sur le net. Un couple serait mort dans cette pièce, ils se sont torturés et ont fini par se donner la mort. Depuis la chambre est maudite. Les couples qui ont passé une nuit dans cette chambre ont, par la suite, divorcés ou connu de drôles de situations, de graves difficultés...
J'ai préféré arrêter là mes recherches, Tom et moi ne sommes pas un couple.


Ah, Tom m'appelle. Il doit avoir un problème avec ses maths...
Nous n'avons jamais reparlé de ce qu'il s'est passé ce soir là. Honte ? Non, juste peur de vouloir renouveler l'expérience...






£µtt!

# Posté le samedi 14 juin 2008 10:26

Modifié le samedi 30 août 2008 09:43

>> AVIS <<

>>  AVIS  <<



Si vous avez des idées, des propositions à me faire, je suis toute ouïe =)
Si un sujet vous tient vraiment à coeur, je peux tenter...=X
Bill et Tom ne doivent pas forcément être jumeaux.



Bref.

J'attends vos demandes =)

...



£µtt!

# Posté le mardi 17 juin 2008 14:23

Modifié le jeudi 19 juin 2008 04:19

OS n°8.

OS n°8.
Date d'écriture: 18 juin 2007 (en pleine épreuve du bac --')
Titre: Bill et moi.
Note: OS spécialement écrite pour ma petite soeur, parce qu'elle ne "comprend pas". Je n'essaie pas de la convaincre que ce que je fais est bien, juste lui montrer qu'avec quelque chose censé être "immonde" on peut en faire ressortir quelque chose de beau. (je m'enfonce?)







Bill et moi c'est une histoire compliquée et pourtant si simple.

Bill n'est pas mon petit ami, de même que je ne le considère pas comme mon amant.
Bill c'est Bill, mon frère mais un frère que je n'aime pas de manière simplement fraternelle.
Peut-être est-ce ce lien gémellaire ?
Jumeau. Monozygotes ; qui proviennent du même ovule.
Déjà dans le ventre de maman on était ensemble. Il est considéré comme le « petit frère » et pourtant, sorti en dernier, il a été conçu le premier, ce serait donc moi le cadet. Mais pas de "plus petit" ou de "plus grand" entre nous, on est sur un pied d'égalité.
Bill est mon jumeau, je suis le sien.

Dur de couper le cordon ombilical entre une mère et son enfant, tu n'imagines même pas ce que c'est de séparer deux jumeaux.
Une fois. Une seule et unique fois nous avons tenté l'expérience. S'éloigner l'un de l'autre.
Nous avions une dizaine d'années et, après une longue discussion, nous avions décidé qu'il était temps. Moi dans un camp de vacances, lui en colonie, à l'autre bout du pays.
Le fumeur en manque de nicotine.
L'alcoolique en manque de boisson.
Le drogué qui n'a pas eu sa dose.
Le souffrant qui n'a pas reçu ses médicaments.
J'ai essayé de comparer ma souffrance à tant d'autres si différentes, pour enfin me rendre compte que l'amour que je porte à mon frère me rend totalement dépendant de lui.
Oui, c'est « mignon » si seulement ça s'arrêtait là...

De l'amour mais aussi du désir.
C'est ça que tu ne comprends pas ?
Moi non plus je ne comprends pas, ce besoin que j'ai de sentir sa peau contre la mienne, son souffle dans mon cou et ses longs doigts finement manucurés qui courent sur mon corps.
Bill est beau mais Bill est mon jumeau.
Suis-je narcissique de vouloir faire l'amour à mon double ?

Inceste.
A-t-on le droit de punir deux personnes parce qu'elles s'aiment alors que le même sang coule dans leurs veines ?
Tu crois peut-être qu'on choisit qui on aime. Tu es bien placé pour savoir que non il me semble...
J'aime Bill, il m'aime. Relation de réciprocité très fusionnelle.
Je le sais, ça nous bouffera.
Tout cet amour, celui d'un frère, celui d'une âme s½ur, celui d'un double, c'est trop pour une seule personne.
Il n'y a peut-être pas d'avenir entre nous mais tant que cela fonctionne nous continuerons à nous aimer, jusqu'à ce qu'un de nous fasse une erreur.
Et si il tombait amoureux d'une jolie fille ?
Et si il rencontrait un homme qui lui plaît ?
Et si il disparaissait ?
Je sais qu'il ne me laisserait pas volontairement, mais un accident est si vite arrivé...
Et si je l'étouffais ?
C'est ça être amoureux, vouloir que la personne aimée soit heureuse comme vous l'êtes en sa présence.
Je sais que Bill est heureux, son sourire ne me trompe pas quand il me demande un peu d'attention. Il est heureux, pour l'instant, alors j'en profite.
J'ai tellement peur de le perdre.

Bill c'est mon frère mais c'est plus que ça, c'est ma moitié, une partie de moi.

Des promesses, on s'en ait fait beaucoup mais on a finalement pris la décision de vivre au jour le jour.
« Leb die Sekunde » comme dirait Bill.
Comme je l'ai dit précédemment, on ne sait pas ce qu'il peut arriver. Alors je me dis que ce qu'il m'arrive est la plus belle chose qui puisse exister. Aimer.
Interdit ou pas, j'aime Bill.
Oui, j'aime mon frère.
Qu'est-ce qui te déranges là dedans ?
C'est de la jalousie ?
C'est du dégoût ?
Alors tu ne sais pas ce que l'on partage, Bill et moi ne sommes pas des monstres.
C'est comme ça que tu nous vois ?
Tu as tort. J'aimerais te convaincre du contraire, mais toi tu te contentes d'obéir aux lois de la société qui te disent que l'inceste c'est immoral, contre-nature et que ça ne devrait pas exister.
Les gens jugent sans savoir. Hypocrite.


Je te le répète, une dernière fois.
De l'amour.
Des sentiments.
De la passion.
Du désir.


Bill et moi c'est tout ça, que tu le veuilles ou non.




Tom.





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# Posté le mercredi 18 juin 2008 05:17

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 03:04